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Les loups-marins (ou phoques) sont étroitement liés aux Îles de la Madeleine. Les loups-marins font partie de l’environnement naturel et culturel des Madelinots depuis la colonisation des Îles. Il est question de cette relation bien particulière dans cette exposition itinérante de 150 m2. Tout au long de l’exposition, le visiteur découvre, avec étonnement, l’univers fascinant et la réalité scientifique des quatre espèces de phoques qui fréquentent les Îles : le phoque commun, le phoque gris, le phoque à capuchon et le populaire phoque du Groenland. L’aspect ludique occupe une place importante dans l’exposition. Le visiteur pourra interagir, soit en testant ses connaissances, en manipulant de petits artefacts, en soulevant des poids, en écoutant des sons ou des témoignages. Il verra comment la chasse aux phoques a évolué depuis la fameuse controverse qui a débuté dans les années 1960. La problématique de la présence des phoques dans le golfe du Saint-Laurent sera abordée sous l’angle scientifique. L’exposition «Loup-marins au pays des Madelinots» aura beaucoup de succès auprès de la principale clientèle des musées et des centres de science que sont les familles et les groupes scolaires. Pour répondre aux besoins de ces derniers une trousse, ainsi qu’un document pédagogique nécessaire aux activités éducatives, sont à la disposition des animateurs. Zone 1 : Cette première zone présente le milieu de vie des loups-marins, tout en introduisant les quatre espèces qui fréquentent les Îles de la Madeleine. Naître sur une banquise Il y a deux espèces qui se reproduisent pendant l’hiver près des Îles de la Madeleine. Il y a le très médiatisé phoque du Groenland. Mais il y a aussi le spectaculaire phoque à capuchon. Des reproductions de leurs têtes montrent la différence entre ces deux espèces. Aux Îles de la Madeleine, il y a un vocabulaire spécifique pour décrire les différentes sortes de glaces. Vous le découvrirez à travers un jeu d’association. Se prélasser au Soleil. Durant l’été on peut apercevoir le phoque gris et le phoque commun. Ce dernier est le plus petit des quatre espèces. Un texte et une maquette expliquent la formation de cet archipel d’îles. Vous découvrirez également le secret de la couleur rouge des falaises. Cette zone se compose de quatre modules : un module introduction, deux modules évoquant la Terre et une vitrine de spécimens naturalisés. Un décor, deux vitrines et une maquette viennent compléter le tout. Zone 2 : Cette zone traite de la biologie des quatre espèces. De magnifiques spécimens naturalisés attirent le regard. Des peaux à toucher satisferont la curiosité des visiteurs. Grâce à un jeu tout simple les visiteurs découvrent les principales caractéristiques de ces mammifères marins. On compare les différences avec les deux autres familles de cet ordre des pinnipèdes, soit les otaries et les morses. Les visiteurs pourront découvrir la spécificité de chacune des espèces. Par exemple, saviez-vous que le mâle du phoque à capuchon possède une membrane sur le nez qu’il peut gonfler comme un ballon de football ? Elle lui sert à impressionner les autres mâles et à séduire les femelles. Grâce à un autre jeu, vous découvrirez que le phoque du Groenland possède huit pelages différents de la naissance à l’âge adulte. Le phoque gris reste en moyenne sous l’eau entre quatre et six minutes. Mais on a déjà enregistré un temps de 56 minutes. À l’aide d’un chronomètre, les visiteurs seront encouragés à tester leur propre temps maximal passé en apnée. La migration des loups-marins est présentée sous la forme d’une carte avec des voyants lumineux. Saviez-vous que le phoque commun connaît seulement une migration locale ? Il reste dans le golfe du Saint-Laurent durant toute l’année. Cela le rend particulièrement sensible aux polluants. Saviez-vous que chez les loups-marins se reproduisant pendant l’hiver il existe un phénomène appelé l’implantation retardée ? De plus, si les glaces ne sont pas assez solides au printemps, les femelles peuvent retarder de quelques jours le moment de la mise bas. Ces deux phénomènes sont illustrés dans une bande dessinée humoristique. Zone 3 : Cette zone traite du lien étroit qui existe entre les Madelinots et les loups-marins. Depuis toujours, la chasse occupe une place privilégiée aux Îles de la Madeleine. Historiquement, on chassait le loup-marin pour se nourrir et pour s’éclairer. Avec le temps, cette société de pêcheurs en est venue à dépendre économiquement de cette ressource. L’impact du boycott des années 1970 et 1980, s’est gravement fait sentir aux Îles de la Madeleine. De nos jours, la chasse est réglementée par des permis et des quotas. Des scientifiques étudient l’impact de la chasse sur les populations de loups-marins. Mais la controverse n’est pas terminée. De nombreux pêcheurs croient que la diminution des stocks de poissons et de crustacés est due aux loups-marins. Les visiteurs pourront se forger leur propre idée sur la question en écoutant le témoignage d’un chasseur et en lisant le point de vue de différents groupes d’intérêts. Les enfants pourront monter dans un « canote », une embarcation qui était utilisée autrefois pour aller chasser sur la glace. Des peluches loups-marins les occuperont pendant que leurs parents apprendront à reconnaître les outils traditionnels utilisés lors de la chasse. Les visiteurs auront un aperçu des recherches menées par les scientifiques pour dénombrer les loups-marins et pour étudier leurs impacts sur les stocks de poissons et de crustacés. Zone 4 : Aujourd’hui, un tout nouveau marché s’ouvre pour les produits de loups-marins. La viande et l’huile sont de plus en plus reconnues pour leurs propriétés bénéfiques pour la santé. Des vitrines présentent certains des sous-produits de la chasse aux loups-marins : articles en cuir, viande et capsules d’huile. L’écotourisme se développe depuis une dizaine d’années. Tous les printemps des Européens, des Américains et des Asiatiques viennent observer les blanchons sur les glaces au large des Îles de la Madeleine. Les temps difficiles semblent révolus pour les Madelinots. Dans les années 1990, les marchés asiatiques et ceux de l’Europe de l’Est permettent à la chasse de reprendre. C’est une chasse transformée, qui s’est adaptée afin de permettre la conservation de cette ressource à long terme. Les Madelinots sont fiers du lien particulier qu’ils entretiennent avec les loups-marins et ils veulent le faire connaître ! |